Il fait bon vivre en Alcanistan

C'est Libération qui nous explique ce qui se passe avec Alcan qu'on ne voit pas forcement dans la très optimiste presse locale [1]

La direction d'Alcan annonce qu'aucun effort tarifaire n'a été consenti par l'électricien : «Nos tarifs vont simplement doubler», explique-t-elle. Les deux autres usines d'électrolyse, Saint-Jean-de-Maurienne, et la plus moderne, Dunkerque, bénéficient encore de tarifs attractifs jusqu'en 2017.

Fermeture de l'usine en 2017 ?

On a réclamé des réunions, des pressions de la part de nos élus locaux, rapporte Henri Caze de la CGT. Tout ce que le gouvernement nous dit, c'est qu'EDF est une entreprise souveraine.»

Qui décidera chez EDF dans 12 ans ? .. [2]

Cela me fait aussi penser à la migration du fioul vers gaz ? [3]

Atout tourisme. Le groupe canadien traîne aussi les pieds pour dépolluer les sites fermés. Les élus d'Auzat bataillent avec la direction de l'usine pour récupérer les sept hectares de friches au milieu du petit village de 666 habitants. «Si on veut faire des logements sur le site , explique Bernard Piquemale, maire de la commune, il faut au moins enlever la terre sur quatre mètres de profondeur. Alcan, légalement, ne doit creuser que sur 50 cm. On bataille sur la différence.» Ce sera le prix à payer pour transformer ce village en lieu de tourisme.

Cela me rappelle étrangement Calypso A Saint Michel de Maurienne

Autant de «coups sur la tête» qui ont secoué les salariés et les habitants de cette région, qui «vivent, travaillent, se marient, habitent encore Pechiney»,

Est-ce prémonitoire ? Ne serait-il pas temps de créer des emplois grace à de la fibre optique ? Regardez les gens de Pau comment ils se débrouillent

Comme Aimé Mamy, adjoint au maire, employé à l'usine pendant trente-deux ans : «La fermeture m'a fait mal, mais il faut tourner la page.» Surtout quand il raconte la vallée polluée par le fluor, les arbres déplumés et les troupeaux changés tous les ans en raison des empoisonnements. «Ça n'a plus rien à voir, tout est beaucoup plus beau», note Jean-Pierre Brissard, ancien d'Auzat, qui aujourd'hui travaille à la création de deux gîtes ruraux au village.

Conclusion :

Le projet économique de la vallée de la Maurienne, ne serait-il pas de prévoir dés aujourd'hui un développement de futures activités indépendantes de la sidérurgie ?

(en fait on ne souhaite pas (pas trop) le départ d'Alcan, mais on sait qu'il va partir !) (Mise en place de roulettes pour le départ de l'usine)

En 1994, Jean Gandois, alors patron de Pechiney, avait lâché : «Une usine, ça naît, ça vit et ça meurt.»